Crystal Maze VII, Appartement à transformations

18.04.2014

« Le salon du rez-de-chaussée communique avec les chambres du haut par un escalier dont la rampe est branlante ; on en saute, on en tombe ; on y prend la parole ou son élan vers le lustre. Le premier étage est réservé aux premiers rôles ; c’est l’Olympe, la figuration n’y monte pas. C’est là-haut qu’on fait ses valises, que le clan se réunit, que les mauvais coups se préparent, et les départs en coup de vent. Les chambres donnent accès sur l’extérieur par un escalier de plein air, ou un balcon, une échelle murale, une balustrade qu’il est facile d’escalader d’un bond. Quand on monte dans ce club privé où les femmes décident du drame, quand ce ne sont pas des financiers véreux et leurs nervis, c’est pour décider d’un raid, d’un rapt, d’une expédition punitive, ou prendre le prochain train, le dernier, qui peut être celui du bonheur, si l’on peut s’estimer heureux d’avoir la vie sauve, au sortir de ce qui tient tout à la fois du bar américain, du caf’con’, de la maison de change et de la maison de passe, lieu géométrique des querelles alcoolisées dont le solde sera réglé en décors naturels ou en extérieurs reconstitués. »